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PIEC : ce que les décrets 2024-823 et 2024-824 changent vraiment pour les garages (et donc pour les centres VHU)

Métier & réglementation

Depuis le 1ᵉʳ octobre 2024, les garages français ne choisissent plus librement entre pièce neuve et pièce d'occasion : les décrets 2024-823 et 2024-824 ont durci l'obligation de proposer une pièce issue de l'économie circulaire (PIEC). Pour un centre VHU, cette montée en pression réglementaire chez le client garage est une opportunité commerciale directe — à condition de savoir y répondre.

Ce que la réforme change concrètement pour les garages

Le décret 2016-703 imposait déjà l'obligation. Les décrets 2024-823 et 2024-824 l'étendent et la formalisent :

  • Affichage obligatoire au lieu de réception de la clientèle (et sur le site web), rappelant la possibilité d'opter pour une PIEC, les catégories concernées et les cas d'exemption.
  • Devis qui présente en parallèle la solution neuve et la solution PIEC, avec prix et délais de disponibilité.
  • Choix du client recueilli sur support durable, et refus motivé par écrit si la PIEC n'est pas proposée (indisponibilité, garantie constructeur, risque sécurité).
  • Archivage 2 ans de toutes ces preuves, classées par ordre de date.
  • Extension aux deux et trois roues motorisés, ce qui élargit la clientèle potentielle.

En cas de manquement, le garage encourt jusqu'à 3 000 € d'amende (personne physique) et 15 000 € (personne morale), avec un renforcement annoncé des contrôles DGCCRF.

 

Le périmètre des pièces autorisées

Les organes éligibles n'ont pas changé sur le fond mais sont confirmés : carrosserie amovible, optiques, vitrages non collés, garnissage intérieur, et — sous réserve de traçabilité — mécanique et électronique lourdes : moteur, boîte de vitesses, alternateur, calculateur. Restent exclus les trains roulants, la direction, le freinage, les éléments de liaison au sol non démontables, et les pièces d'usure.

 

Le marché suit la réglementation

Côté assureurs, la part de PIEC dans les pièces remplacées est passée de 3,5 % en 2022 à 4,9 % en 2023, soit une progression supérieure à 40 % en un an. Stellantis annonce +63 % de ventes de pièces de réemploi via ses plateformes sur la même période. Sur les sinistres carrosserie, le taux est nettement plus élevé. La trajectoire 2025-2026 va dans le même sens.

Le bon réflexe

Pour chaque PIEC vendue, joindre une fiche pièce conforme : VIN du donneur, kilométrage au démontage, date, photos, garantie applicable. C'est ce document qui permet au garage de remplir son obligation de traçabilité — et de gagner son devis face à un concurrent moins outillé.

Comment un centre VHU peut transformer la contrainte du garage en opportunité

Le garage doit prouver qu'il a proposé une PIEC. Pour cela, il a besoin d'un fournisseur réactif : devis chiffré dans la journée, disponibilité claire, traçabilité fournie sans avoir à la réclamer. Les centres qui répondent dans les bons délais raflent les devis. Les autres voient passer le marché.

Les garanties standards observées en sortie de centre VHU :

  • 3 à 6 mois sur moteurs et boîtes (parfois avec conditions de montage),
  • 6 à 12 mois sur les autres pièces mécaniques,
  • jusqu'à 12 mois sur optiques et carrosserie.

Plus la fiche de traçabilité est complète, plus la garantie crédibilise la vente : c'est elle qui sécurise juridiquement le garage et lui permet d'engager sa propre responsabilité auprès du client final.

 

C'est précisément ce que VHU2 structure au quotidien : chaque pièce démontée est rattachée à son véhicule donneur, son kilométrage, son état, ses photos et sa garantie. La fiche pièce qui accompagne le devis se génère en deux clics, prête à être transmise au garage. Vous répondez dans la journée, avec un document conforme — et vous devenez le fournisseur PIEC sur qui l'atelier compte quand il chiffre une réparation